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Sommet Africa CEO Forum : le plaidoyer d’Aliko Dangote

  • Franck Biyidi
  • il y a 7 jours
  • 2 min de lecture

Lors du récent sommet Africa CEO Forum à Kigali, le milliardaire Aliko Dangote a fustigé les barrières administratives qui entravent la circulation des talents et des capitaux sur le continent. Ses déclarations, soulignant qu’il a besoin de trente-cinq visas pour voyager à travers l’Afrique, contrairement à un détenteur de passeport européen, ont relancé avec force le débat sur l’intégration régionale.



Cette problématique s’inscrit dans le prolongement de la création de l’Union africaine en 2002, qui avait déjà placé la libre circulation des personnes au cœur de sa vision 2063.


Malgré le lancement officiel de la Zone de libre-échange continentale africaine en 2021, la réalité frontalière reste marquée par un héritage colonial de cloisonnement et une méfiance sécuritaire persistante entre les États.



Les grands capitaines d’industrie, portés par Dangote, voient dans la suppression des visas un levier indispensable pour réduire les coûts logistiques. L’Union africaine tente de son côté de généraliser le passeport africain, mais elle se heurte à la souveraineté des États les plus réticents, comme l’Afrique du Sud ou les pays du Maghreb, qui craignent une pression migratoire incontrôlée. Enfin, des nations pionnières comme le Rwanda, le Bénin ou les Seychelles servent de laboratoires en appliquant déjà une politique de zéro visa pour tous les Africains.


La suppression des visas affaiblirait les micro-diplomaties de chantage au profit d’une influence continentale structurée. Économiquement, la levée de ces barrières est la condition sine qua non pour que le commerce intra-africain dépasse son seuil actuel de 15 %. En facilitant le mouvement des entrepreneurs, le continent pourrait transformer ses ressources localement plutôt que de les exporter brutes. Pour les populations, cela signifie un accès simplifié aux soins, à l’éducation transfrontalière et une baisse du coût de la vie grâce à une concurrence accrue sur les marchés régionaux.


Pour les mois à venir, deux trajectoires se dessinent. Le premier scénario est celui d’une intégration à deux vitesses, où des pôles régionaux dynamiques comme l’Afrique de l’Est et de l’Ouest finalisent leurs espaces de libre circulation tandis que d’autres zones restent fermées par crainte sécuritaire. Le second scénario, plus optimiste, verrait une accélération sous la pression des secteurs privés nationaux, forçant les gouvernements à ratifier le protocole de libre circulation de l’Union africaine pour ne pas perdre en attractivité économique.

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