L’Arménie, un partenaire stratégique de longue date pour la France
- Ismael West
- il y a 1 jour
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Le 5 mai 2026, s’achève la visite d’État du président de la République, Emmanuel Macron, en Arménie. Ce rapprochement se concrétise avec des partenariats stratégiques. Emmanuel Macron et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ont discuté de la coopération autour de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité, des technologies militaires et de défense, ainsi que de l’aide au développement. En parallèle, des rencontres industrielles avec des entreprises françaises du secteur, tels qu’Airbus, Vinci et SOFEMA, ont pu échanger avec leurs homologues arméniens, autour de la défense aérienne et de la construction d’infrastructures de transport.

La coopération culturelle est d’abord l’un des piliers de la relation de confiance entre les deux pays. En témoignent la diplomatie musicale illustrée par le chant d’Emmanuel Macron extrait de La Bohème, accompagné par le Premier ministre arménien à la batterie, ou encore la signature de mémorandums portant sur la coopération et le partage d’héritages culturels écrits entre les musées français et arméniens. Ce réengagement, mené sous l’impulsion de la France, s’explique notamment par l’importance des liens historiques et par la confiance accordée par le Premier ministre arménien à la coopération franco-arménienne. En effet, la France accueille la plus grande diaspora arménienne chrétienne au monde et mène une politique de mémoire et de partage culturel importante avec le pays, notamment depuis 2001 et la reconnaissance du génocide arménien. Génocide arménien qui a d’ailleurs été commémoré à Marseille, port ayant accueilli une partie des réfugiés, le vendredi 24 avril 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Cette visite du président Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de l’initiative française du sommet « European Political Community », qui s’est tenu à Erevan, en Arménie, le 4 mai 2026. Lors de ce sommet, les leaders européens ont pu approfondir la coopération multisectorielle entre l’Europe et une ex-république soviétique, dont les liens avec la Russie sont encore très importants. Si la France et les leaders européens se sont réunis à Erevan en début de semaine, ce n’est pas seulement pour la signature d’accords commerciaux, de coopération dans les domaines de la défense et de la culture. C’est aussi parce que, depuis 2020 et le début de la guerre au Haut-Karabakh, l’Arménie s’éloigne progressivement de la Russie, d’autant plus depuis l’invasion de l’Ukraine. En 2024, l’Arménie a gelé sa participation à l’Organisation du traité de sécurité collective, qui lie Moscou et Erevan. Cependant, à l’intérieur du pays, l’opposition pro-russe au gouvernement se renforce, alors même que des élections pour élire le nouveau gouvernement doivent avoir lieu en juin 2026.
Ces rencontres permettent alors à Nikol Pachinian de montrer l’importance de la présence européenne pour la paix et le développement du pays, et d’ancrer davantage l’opinion publique vers l’Occident. Mais c’est aussi, pour la France et l’Europe, un moyen d’assurer leurs influences et de s’assurer un allié dans une région stratégique, carrefour entre l’Asie et l’Europe, notamment dans le cadre du développement des relations avec l’Asie centrale et de la diversification énergétique et minière européenne. Entre autre vis-à-vis de l’approvisionnement d’uranium depuis la Mongolie pour la France




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